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A première vue, ce thème semble évident, facile, trivial mais c’est un sujet qui peut faire l’objet d’un livre tout entier. En ce qui nous concerne, nous allons le subdiviser en deux parties : La première, c’est une réflexion qui nous pousse à poser la question suivante : Pourquoi nous n’aimons pas Jésus ? La deuxième partie consistera à épingler quelques pistes qui vont nous aider à aimer Jésus.
Pourquoi nous n’aimons pas Jésus ?
Nous partons de l’hypothèse que nous sommes des chrétiens et nous croyons que Jésus est le fils unique de Dieu. Il est le Messie et nous l’acceptons comme Seigneur et Sauveur de notre vie. Il est aussi notre modèle.
Etre chrétien, c’est quoi ? Etre chrétien, c’est suivre les enseignements de Jésus. C’est aussi être le disciple du Christ, vivre comme le Seigneur nous le recommande. C’est ainsi que lors de notre acceptation, nous l’avons accepté comme Seigneur et Sauveur de notre vie. Mais alors pourquoi nous ne l’aimons pas ? C’est parce qu’il n’est pas au centre de notre vie. Notre vie est tournée sur les biens de ce monde.
Vous savez comme moi que le monde d’aujourd’hui tourne autour du matériel (l’argent, le profit, le bien être, le confort, …). Nous voulons tous avoir de belles maisons, de belles voitures, avoir beaucoup d’argent pour s’en orguellir, épater les autres ou pour se faire remarquer. Bref, nous voulons tous mener une vie de prince, une vie facile.
Cette envie d’avoir tout et tout de suite, nous empêche d’aimer Jésus comme il nous est recommandé par les écritures saintes à Mt 22 ; 34-39. En méditant ce passage biblique, nous voyons comment Judas a accepté de trahir Jésus pour avoir de l’argent. C’est aussi notre attitude d’aujourd’hui. Nous sommes tous quelque part de Judas en puissance. Nous nous focalisons sur nos problèmes, sur nos soucis quotidiens et surtout, nous sommes tournés vers le matériel. Nous voulons toujours avoir plus : plus d’argent, plus de bijoux, plus d’habits,…Il y a un adage qui dit : « l’argent appelle l’argent ». Ceux qui en ont beaucoup veulent toujours en avoir plus et ils travaillent encore plus dur. Par exemple Bill Gate, qui est parmi les hommes les plus riches du monde mais avant sa retraite, il travaillait plus de 10 heures par jour dans le souci d’être toujours plus performant, pour avoir un plus grand rendement et un plus grand bénéfice.
Etant Chrétien, nous devons suivre Jésus qui est notre modèle. La vie du Seigneur sur terre était parsemée aussi d’embûches et de difficultés : l’exil en Egypte, tenté à plusieurs fois par Satan, combattu et piégé par les juifs et surtout, il a subi une mort atroce, crucifié comme un assassin. Parmi nous qui pourrait accepter de subir ce qu’il a subi. Il fut humilié et ridiculisé pour nous.
Mais nous, au moindre pépin, le monde s’écroule jusqu’à culpabiliser notre Seigneur. Nos prières du matin au soir ne sont que des demandes et de lamentations : demande d’argent, de protection, de solutions à nos difficultés,… Voyons notre vie de la naissance à ce jour. On naît nu, sans ambition ni argent mais au fur et à mesure qu’on grandit, les projets naissent, les ambitions se profilent et se précisent : si je termine mes études, je ferais tels projets… ; si j’ai un travail, je me marierais, j’aimerais avoir des enfants, une ou plusieurs voitures, une ou plusieurs maisons, je ferais le tour du monde, ainsi de suite.
Moralité, il y a toujours un si, un souci ou un problème qui nous attend. La vie est un parcours parsemé de moments de joie mais aussi des moments malheur. Le Seigneur Jésus lui-même n’a pas échappé à cela ; sa sur terre sa vie ne fut pas toujours rose. Nous devons aussi accepter les épreuves et glorifier le Seigneur pour ça. Alors pourquoi, se lamente-t-on tout le temps ? Pourquoi, ne se contente-t-on pas de ce que Dieu nous donne ? C’est parce que, nous sommes tournés vers nous-mêmes par égoïsme et orgueil. C’est surtout parce que nous avons mis Le Seigneur Jésus à l’écart de notre vie. Et c’est pour cette raison que nous ne l’aimons pas.
Cessons d’être les chrétiens des demandes, comme disent les Kinois, les chrétiens «SOPEKA » , ce qui veut dire :
- Sombela nga, qui veut dire achète pour moi,
- Pesa nga, qui signifie donne-moi,
- Kabela nga, qui signifie offre-moi.
Aime Jésus, ton Seigneur et ton Sauveur
Dans Mt 11, 28-30, le Seigneur nous dit : «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos… » Et dans Deut 8, 3, il dit que l’homme peut vivre non seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. En outre, dans l’évangile de Matthieu 6, 31-34, Le Seigneur nous recommande de chercher d’abord le royaume et la justice de Dieu ; et toutes les autres choses nous serons données par-dessus… A chaque jour suffit sa peine.
Aime Jésus, ton Seigneur et ton Sauveur, il te donnera du repos et il te donnera la vie et la vie en abondance. Le Seigneur Jésus nous dit dans l’évangile de Jean 14, 15 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements ». Et plus loin, au verset 21, il ajoute : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime et sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui ».
Aimez Jésus, c’est garder ces commandements mais quels sont ces commandements ? Dans Mt 22, 34-35, Jn 13, 34 et Jn 15 ; 12-14, il est écrit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. » C’est le premier et le plus grand commandement. Voici le second, qui lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».
Etant membre de la Communauté Famille Chrétienne, pour nous le prochain le plus proche est notre conjoint et ceux sont aussi nos enfants. Comment peut-on prétendre aimer Dieu qu’on ne voit pas et en même temps être indifférent à son prochain ? Aimer son conjoint et ses enfants, c’est aussi aimer Jésus. Mais le premier et le plus grand commandement que Jésus nous recommande, c’est d’aimer le Seigneur Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée. Nous osons croire que ce plus grand commandement est accompli par les 5 piliers suivants :
1°) La prière, c’est écouter son Seigneur, parler et dialoguer avec lui. Etre en communication permanente avec son Dieu. Nous devons prier chaque jour et sans cesse. Elle peut se faire individuellement et en communauté. Participez à l’eucharistie, à la prière du noyau et à la prière de la communauté. Pratiquer la prière sous toutes ses formes : prière de louange, de repentance, d’action de grâce, de demande, d’autorité, d’intercession, d’adoration.
2°) La méditation de la parole de Dieu, c’est lire la bible et la méditer tous les jours. Elle peut se faire aussi lors des réunions de prière organisées par la communauté : retraite, recollection, la journée du couple, éco-frères et éco-sœurs, les séminaires, les journées de réflexion… Le Seigneur nous parle à travers la bible.
3°) La pratique de sacrements, Les sacrements nous permettent d’être en contact, en liaison avec le Seigneur et nous réconcilient avec le Seigneur. Les différents types de sacrements sont : le baptême, la pénitence, l’eucharistie, la confirmation, le mariage, le sacerdoce et l’onction des malades. Pour tout membre de la communauté famille chrétienne, le sacrement du mariage est pour nous primordial. Etant donné que notre ministère est la sanctification de nos couples. Tout membre de la communauté doit se poser des questions vis-à-vis de ce sacrement de service. Nous avons besoin de ce lien intime avec Dieu.
4°) Travaillez dans sa vigne pour aider les autres à le connaître, à le suivre et à grandir dans le Seigneur. Œuvrer dans la communauté aussi bien dans nos noyaux d’affermissement. Se mettre au service des autres.
5°) L’amour du prochain comme Jésus nous le recommande dans le second commandement.
Si nous arrivons à mettre en application quotidiennement les cinq points énumérés ci-dessus, nous allons dire comme saint Paul : « ce n’est plus moi qui vit mais c’est le Christ qui vit en moi. »
En guise de conclusion, si nous aimons vrai le Seigneur Jésus, nous devons appliquer les 4 K :
- Ka ngama na Yesu c.-à-d. s’attacher à Jésus,
- Kende liboso ce qui veut dire Allez de l’avant,
- Kozonga sima té, ne reculez pas,
- Kobanga té, n’ayez pas peur.
Bonne lecture, que le Seigneur vous bénisse. |