Fr. Rigobert NDAKAZIEKA
Ebue nge, Bakuetu ke change, nge ke change ve, Ebue nge, bakuetu ke samba, nge ke samba ve, Nge ke suspect…..
Le désir de Dieu en créant l’homme était que celui-ci l’aime et lui obéisse en se détournant de ses péchés et vive une relation personnelle avec lui; c’est ce qui fait de chacun de nous « un enfant de Dieu » Jn 1:12. La Bible parle de deux sortes d’enfants. D’un côté les enfants de Dieu, ceux-là qui reçoivent la lumière venant de l’Eglise, une lumière qui éclaire les hommes, math 5:16; 1Jn 3:1 et 1Jn 3:3 ; et de l’autre les enfants du diable tel que cela est décliné dans Jn8:44 » vous êtes les enfants diables…. ». Un enfant de Dieu est celui qui vit les fruits de l’Esprit Gal5:22 et qui est conduit par l’Esprit Saint. Etre conduit par l’Esprit Saint, c’est se laisser étonner et étonner en abandonnant les idées arrêtées et les préjugés pour permettre à l’amour de Dieu de s’imprimer dans nos âmes.
J’ai pu remarquer que la meilleure façon de se laisser conduire par l’Esprit, c’est d’apprendre à se laisser étonner pour qu’il puisse nous apporter quelque chose de nouveau. Il y a plus de cinq ans, j’avais participé à la session parrains filleuls de la CFC à Kinshasa. Il y avait pas mal de monde, mais rien à voir avec l’étonnante marrée humaine que j’ai vue cet été lors de la campagne d’Evangélisation de cette année au stade « Tata Raphaël » qui était plein à craquer. Une telle foule, à mon avis, ne peut être que conduite par l’Esprit Saint, car il est écrit que » Nul ne peut venir à moi si le père ne l’attire ». Se laisser étonner est une attitude qui ébranle les certitudes et secoue les schémas intérieurs. Une telle attitude est susceptible de susciter le changement si nous acceptons de laisser tomber tout ce qui est trop habituel, les jugements sur soi et sur les autres.
J’ai aussi été étonné par le témoignage d’une maman qui a vu son enfant, gravement malade, sauvé par l’intervention d’une jeune fille de la CFC qu’elle a rencontrée par hasard à un arrêt de bus. Quand cette jeune fille s’est rendue compte de l’état de santé de l’enfant de cette maman, elle a décidé d’initiative, de venir en aide à cette maman, alors même que cette dernière, certainement honteuse, ne souhaitait même pas que la jeune fille pose un regard sur son enfant malade. Cette jeune fille a mobilisé toutes les ressources humaines et financières qu’elle pouvait pour obtenir la guérison de cet enfant après une opération qui a nécessité plus de 1000 dollars ! Il fallait qu’elle fut conduite par l’Esprit Saint pour prendre soin à ce point d’une personne totalement inconnue, quand nous savons combien il est impossible qu’à Kinshasa quelqu’un que tu ne connais pas puisse te donner une telle somme sans rien en contrepartie. Conduit par l’Esprit Saint, l’impossible devient possible !
Nous, membres de la CFC Bruxelles, avons l’occasion, en ce mois de septembre, de nous laisser conduire par l’Esprit en étant nombreux à « La journée du couple» qui, cette année, aura lieu le 27/09/2008 de 9h00 à 17h00. Nous avons ainsi l’occasion d’étonner en laissant notre routine quotidienne (jobs, visites, repos, …) de côté. Montrons nous aussi que la CFC de Bruxelles peut étonner et profitons de ce moment pour nous remettre en cause. Ebue nge, nge que changeaka ve, comment, tu ne changes pas! Nge ke suspect!!!
Celui qui vit comme enfant de Dieu, doit avoir de l’amour, l’amour est Dieu, quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu 1Jn4:7-9, 1Jn4:16. Dieu est un Dieu d’amour qui se montre à Jésus. Le vrai salut, c’est ce lien que Dieu veut indissoluble entre ton coeur et le coeur de Dieu, entre ta vie et la vie de Dieu, ton trop petit amour et l’amour de Dieu. Ce toujours trop petit amour, on ne peut le faire grandir que par la foi et l’espérance.
Un enfant de Dieu est celui qui vit les fruits de l’amour 1cor13:4-8. Aimer de l’amour de Dieu, sans mesure, c’est-à-dire du mieux qu’il nous est possible. Cet amour, nous devons le prouver à nos conjoint(e)s et à nos enfants car les écrits nous disent que nous ne pouvons pas prétendre aimer Dieu et haïr en même temps notre prochain. La jeune de la JFC, que j’ai mentionnée ci-haut, nous donne un exemple d’un tel amour.
Bref, celui vit en enfant de Dieu doit être amoureux du Père, obéissant à sa volonté, totalement au service du Père, il entretient un dialogue permanent avec le Père par la prière personnelle et la méditation de sa parole qu’il met en pratique. Il aime son prochain, il est attentif à ses besoins, il lui rend gratuitement service. Si nous voulons que la CFC de Bruxelles croisse en charisme et en puissance, nous devons vivre les uns avec les autres comme les enfants de Dieu. Nous étonnerons les autres en aimant Dieu et notre prochain.
Ebue nge nge nge!!!!
Amen.
